Antik Batik, l’art d’une créatrice.
Gabriella Cortese aime les voyages, normal pour une italienne qui a une grand-mère hongroise et qui est installée à Paris. Née à Turin, la jeune fille, après avoir appris à broder et à coudre, fait des études de lettres.
A 18 ans, elle arrive à Paris pour apprendre le français, cherche à gagner un peu d’argent et se retrouve danseuse au « Crazy Horse ». Elle y apprend la sensualité des corps, habillés de voiles ou de la seule lumière. Elle parcourt les cinq continents à la découverte de mille et une cultures, puis se pose un temps en Indonésie.De retour en France en 1992, des souvenir plein la tête et les valises, elle réalise ses premiers dessins et se lance dans la création de paréos en batik (technique d’impression de la soie) dont elle européanise les imprimés, commercialisés sous le nom insolite d’Antik Batik.
Autodidacte dans l’âme, Gabriella s’imprègne au cours de ses périples de couleurs, de motifs, de broderies du bout du monde. Au début, Antik Batik ne diffuse que des accessoires, avec la découverte de l’Inde et de son artisanat, cette créatrice aura l’envie de dessiner des vêtements.
En 1994, sa première collection propose des tuniques brodées, des kaftans qui évoquent un ailleurs à la mode mais qui n’ont pas cet exotisme importables dès que les vacances sont terminées.L’inde l’émeut et l’éblouit. Les indiens possèdent tous les talents. La teinture artisanale, les broderies fines… Chez Antik Batik tout est fait main. On retrouve toujours des jeux de contraste épatants entre l’opaque et les broderies, la soie, les étamines de laine, le velours, les perles et les paillettes vieillies à l’acide donnant l’illusion de vêtements retrouvés dans les malles aux trésors de lointains voyageurs…